Modification de la réglementation pour la pêche en rivières, petits lacs et étangs ainsi que dans les lacs de Morat et de Neuchâtel

Vous trouverez ci-dessous les principaux changements qui rentrent en vigueur le 1er janvier 2025. Cette modification de la réglementation vise à mieux protéger les populations piscicoles et à rendre la pratique de la pêche plus éthique au regard de la protection des animaux.

Rivières, petits lacs et étangs :

  • l’usage des poissons d’appât vivants n’est plus autorisé
  • la pêche de l’ombre de rivière n’est plus autorisée
  • introduction d’une fenêtre de capture [24 à 32 cm] pour la truite sur le tronçon 525 Orbe (résurgence Vallorbe – Day)
  • pour les permis journaliers et hebdomadaires, le nombre maximal de captures de salmonidés est désormais de 3 poissons par jour
  • dès le 1er janvier 2026, l’usage des hameçons doubles et triples en rivière ne sera plus autorisé

Lac de Neuchâtel :

  • toute perche capturée doit être conservée
  • la pêche de l’omble-chevalier n’est plus autorisée
  • le nombre maximal d’hameçons par leurre est limité à 3
  • l’usage des poissons d’appât vivants n’est plus autorisé
  • le nombre maximal de captures est fixé à 8 par jour pour les corégones et à 3 par jour pour les truites

Lac de Morat :

  • toute perche capturée doit être conservée
  • l’usage des poissons d’appât vivants n’est plus autorisé
  • hormis la gambe, la ligne au lancer et la ligne traînante, il est permis d’utiliser au maximum 3 lignes
  • le nombre maximal de captures de sandres est fixé à 5 par jour et 50 par an

Le vairon, poisson de l'année 2026

Le vairon – un petit poisson qui réserve de grandes surprises 

La Fédération Suisse de Pêche (FSP) a élu le vairon poisson de l'année 2026. Ce petit poisson discret est encore très répandu en Suisse. Il est même présent en grand nombre dans certains lacs de montagne. 
Cependant, le vairon a disparu de nombreux cours d'eau. Cette différence mystérieuse peut être mieux comprise grâce à de nouvelles recherches génétiques. En effet, il n'existe pas une seule espèce de vairon dans notre pays, mais au moins quatre, qui ont des exigences très différentes en matière d'habitat. 
Même si son nom n'est pas familier à la plupart des gens dans notre pays, le vairon n'est tout de même pas aussi inconnu que la plupart des quelque 100 espèces de poissons qui vivent aujourd'hui dans nos eaux. 
De nombreux Suisses qui font de la randonnée dans les Alpes et aiment faire une pause au bord d'un lac de montagne ont déjà aperçu ce petit poisson brun nageant en bancs remuants. Au Tessin, on les appelle « Sanguinerola », en Suisse alémanique « Butzli ». Les pêcheurs les apprécient, car ils constituent une source de nourriture importante pour les poissons prédateurs tels que les truites ou les brochets. 
Mais voici la grande surprise : contrairement à ce que l'on a toujours supposé et enseigné, il n'existe pas une seule espèce de vairon dans notre pays, mais au moins quatre ! Et cela devient encore plus intéressant : l'espèce qui a longtemps été considérée comme la seule espèce indigène n'est pas présente en Suisse... 
Selon les connaissances actuelles, les quatre espèces de vairons qui vivent en Suisse sont les suivantes : 
- Phoxinus lumaireul – vairon italien  
- Phoxinus septimaniae – vairon français 
- Phoxinus csikii – vairon du Danube 
- Phoxinus sp. nov. – vairon lacustre 
La découverte du vairon lacustre, repéré dans les grands lacs préalpins du bassin versant de l'Aar et du Rhin, est tout à fait récente. 
Chacune de ces quatre espèces est adaptée à un habitat spécifique, du ruisseau de source au grand lac préalpin. Pour la protection des eaux et des espèces piscicoles, ces découvertes et bien d'autres encore représentent de nouveaux défis inattendus. Les vairons appartiennent à la famille très diversifiée des cyprinidés et en sont les représentants les plus septentrionaux. Grâce à leur impressionnante capacité d'adaptation, ils ont conquis la moitié du globe, de l'Irlande à la frontière entre la Chine et la Russie. 

Moule quagga

Tandis que les moules quagga prolifèrent à une vitesse folle dans les lacs suisses, menaçant la biodiversité, colonisant les canalisations, filets de pêche, coques de bateaux et plages, Alien Limited souhaite «transformer ce fléau en opportunité», résume sa fondatrice Carole Fonty, interrogée par Keystone-ATS.

Elle explique avoir voulu «décortiquer» cette moule non-comestible pour en exploiter «tous les débouchés possibles». Et tout d'abord en récupérant le calcaire des coquilles pour en faire un ciment «bas carbone».

Pour y parvenir, l'entrepreneuse a collaboré avec le Laboratoire des matériaux de construction de l'EPFL afin de remplacer le calcaire rocheux par le calcaire des moules dans le procédé de fabrication du ciment LC3, lequel permet de réduire les émissions de CO2 de 40% par rapport au ciment traditionnel.

«Les résultats des tests ont confirmé que les propriétés techniques de ce ciment étaient similaires à celles du ciment LC3 fabriqué avec du calcaire rocheux», relève Carole Fonty, vantant «une alternative idéale». Précurseuse mondiale dans ce domaine, elle indique avoir déjà été approchée par plusieurs cimentiers, intéressés par ses recherches.

Après la coquille, la Genevoise a cherché une utilisation à la chaire de la moule. Des études ont été menées avec la HEIG-VD à Yverdon, dont les résultats définitifs sont attendus cet automne. Il en ressort déjà que les moules quagga, avec les minéraux et nutriments qu'elles contiennent, pourraient aussi servir «d'engrais organique et local» pour l'agriculture, remarque-t-elle.

En plus des hautes écoles, sa start-up a collaboré ces derniers mois avec des collectivités publiques. Un projet pilote est notamment prévu en fin d'année avec les Services industriels de Lausanne (SiL). Il s'agira alors de tester la capacité d'Alien Limited à «industrialiser» ses procédés.

Carole Fonty espère pouvoir collecter «une centaine de tonnes» de moules quagga l'an prochain, avant de passer à la vitesse supérieure. Elle vise «plusieurs milliers de tonnes» en 2045, tout en insistant sur la nécessité de respecter les équilibres du lac.

«L'idée n'est pas de draguer le fond du lac, mais de procéder à une collecte non évasive pour l'écosystème», souligne-t-elle. Des partenariats sont en cours avec les pêcheurs, les collectivités publiques et les entreprises exploitant le lac pour récolter les mollusques.